Blog · Analyse hebdomadaire · Samedi 8 août 2026

Or à 4 400 $, S&P 500 au record : mon analyse du 8 août 2026

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Or à 4 400 $, S&P 500 au record : mon analyse du 8 août 2026 — Gold Strategies

Vendredi, 14h30. La première économie mondiale annonce qu'elle a détruit 23 000 emplois en juillet, alors que le consensus tablait sur 83 000 créations. Un écart de plus de 100 000 postes, dans le mauvais sens, sur un chiffre que des centaines d'économistes passent leur mois à modéliser. Trente secondes plus tard, le S&P 500 montait. Il a terminé la séance sur un record absolu en clôture.

C'est tout le paradoxe de cette semaine, et je pense qu'il faut le nommer clairement : on ne célèbre plus la croissance, on célèbre l'absence de punition. Un marché du travail qui se délite, c'est une banque centrale qui garde les bras croisés. Et une banque centrale immobile, en 2026, ça vaut apparemment tous les records du monde.

Pour moi, l'information de la semaine n'est pourtant pas là. Elle est dans les métaux : l'or a repris plus de 7 % et retrouve les 4 400 $, l'argent près de 10 %. Et pendant que Wall Street fête un chiffre catastrophique, le 30 ans américain, lui, refuse toujours de baisser. Deux signaux qui racontent la même histoire — celle d'une confiance qui s'effrite.

📌 À retenir cette semaine

  • Emploi US juillet : −23 000 postes contre +83 000 attendus, plus bas que la pire estimation du panel
  • Révisions de mai et juin : −103 000 emplois supplémentaires effacés, deuxième été consécutif
  • Or : +7,25 % sur la semaine, retour au contact des 4 400 $ ; argent +9,8 %
  • S&P 500 : record de clôture à 7 757 points, +3,58 % sur la semaine ; Nasdaq +5,19 %
  • Brent : −9 % à 82 $, avec un plus bas à 79 $ sur l'espoir d'un accord au Moyen-Orient
  • Dollar : DXY coincé sous 100, EUR/USD à 1,1567, plus haut de sept semaines
  • 30 ans américain à 5,24 %, au plus haut depuis dix-neuf ans malgré la détente du court terme
  • Bitcoin autour de 64 900 $, +2,8 % : le seul actif qui ne participe pas à la fête

Le marché obligataire ne signe pas le même récit

Le 10 ans s'est détendu vendredi, mais le 30 ans reste à 5,24 %, au plus haut depuis dix-neuf ans : la partie longue de la courbe ne croit pas au scénario rassurant.

C'est le point que je surveille avec le plus d'attention, et celui dont on parle le moins. La banque centrale américaine a laissé ses taux inchangés pour la cinquième fois consécutive, dans la fourchette 3,50-3,75 %. Rien d'extraordinaire jusque-là. Ce qui l'est davantage, c'est la composition du vote : neuf voix pour le statu quo, trois dissidents qui ne réclamaient pas une baisse mais une hausse. Après des années de marché haussier, trois responsables régionaux estiment que la politique monétaire n'est toujours pas assez restrictive.

Et au-dessus de ce comité fracturé, un président nommé au printemps qui a suggéré qu'une hausse ne serait peut-être pas nécessaire, au motif que les rendements obligataires avaient déjà fait le travail à sa place. Autrement dit : sous-traiter la politique monétaire au marché des taux. La réponse du marché obligataire a été immédiate — il a envoyé le 30 ans au plus haut depuis dix-neuf ans juste après ce discours accommodant.

Quand la partie longue se tend précisément au moment où la banque centrale se veut rassurante, ce n'est plus un mouvement technique. C'est de la défiance. Les prêteurs disent qu'ils ne croient pas à la capacité de mater l'inflation, et qu'ils veulent être payés davantage pour prêter. Historiquement, ce message-là finit toujours par arriver aux actions. Rarement tout de suite. Toujours à la fin.

Un chiffre d'emploi que je n'arrive pas à prendre au sérieux

Le chômage baisse à 4,1 % uniquement parce que 264 000 personnes ont quitté la population active : le taux de participation tombe à 61,4 %, son plus bas hors Covid depuis le milieu des années 70.

Regardons ce rapport de plus près, parce que la lecture de surface est trompeuse. Le taux de chômage recule — bonne nouvelle en apparence. Sauf qu'il recule parce que les gens arrêtent de chercher du travail, pas parce qu'ils en trouvent. Sur deux mois, la population active américaine a perdu près d'un million de personnes. Personne n'a d'explication solide à me proposer sur l'endroit où sont passés ces travailleurs.

Dans le détail sectoriel, c'est encore plus parlant. L'éducation publique locale perd près de 60 000 postes, l'hôtellerie et les loisirs 40 000, le commerce de détail 19 000, et les activités financières tombent au plus bas depuis quatre ans — un secteur pile dans la trajectoire de l'automatisation. Le seul poste franchement positif : la construction, +22 000, portée par les centres de données. Ce qui embauche encore aux États-Unis, ce sont des hangars remplis de serveurs.

Côté salaires, la progression annuelle tombe à 3,2 %, le rythme le plus faible depuis mai 2021. Et la moyenne de créations d'emplois sur douze mois s'écroule à 34 000 par mois pour un pays de 340 millions d'habitants. Ce qui me gêne, c'est que d'autres indicateurs privés racontent l'histoire inverse : hausses de salaires en accélération pour ceux qui changent de poste, embauches en reprise chez les ménages modestes, intentions d'embauche des petites entreprises au plus haut depuis quatre ans. Trois sources indépendantes qui décrivent une économie qui recrute, une source publique qui décrit une économie qui licencie. Je ne crie pas au complot, mais je note que c'est le deuxième été de suite que le rapport de juillet arrive avec des révisions négatives massives sur les deux mois précédents, et que le résultat immédiat a été d'enterrer la perspective d'une hausse de taux — la probabilité est passée de 55 % à moins de 40 % en vingt minutes.

Pétrole et matières premières : la compression avant le mouvement

Le Brent perd 9 % sur la semaine à 82 $, mais la structure de fond reste construite pour un mouvement violent à la hausse, pas à la baisse.

La semaine a été un aller-retour complet sur le baril. Lundi et mardi, le marché a acheté à pleines mains l'annonce d'un accord de réouverture du détroit — près de 11 % perdus en trois séances, un passage sous les 80 $ avec un plus bas à 79. Jeudi, la patience s'est épuisée, le pétrole a repris 3 %. Vendredi, on a fait comme si de rien n'était et on a terminé autour de 82 $.

Je le dis sans détour : ce qu'on nous vend comme un accord n'est pas un accord, c'est une suspension de soixante jours d'un péage sur une voie par laquelle transite un cinquième du pétrole mondial. Le point de blocage n'a pas bougé d'un millimètre en six mois. Ce que le marché appelle « désescalade », c'est en réalité de l'accoutumance. On s'est habitué à la guerre, et on trade des communiqués de presse.

Graphiquement, ma lecture est différente de celle du narratif quotidien. Le baril construit depuis des mois une structure que j'affectionne : une longue base latérale, une cassure impulsive, puis une consolidation qui contracte sa volatilité contre un pivot. Semaine après semaine, l'amplitude se réduit. C'est exactement le comportement qui précède les mouvements directionnels violents. L'indice large des matières premières affiche la même configuration, presque à l'identique — une base construite pendant des années, cassée bien avant l'escalade géopolitique, et aujourd'hui une compression contre le pivot.

Si ces deux cassures se produisent, on entre dans un potentiel de hausse qu'on n'a pas revu depuis les années 80. Je précise tout de suite l'échéance, parce que c'est là que la plupart des raisonnements dérapent : un pétrole haussier ne fait pas mécaniquement baisser les actions maintenant. Il faut d'abord que le baril monte fortement pour que les acteurs économiques révisent leurs modèles. Ce moment-là est devant nous, pas derrière — probablement à un ou deux trimestres. On peut donc être haussier sur l'or, sur le pétrole et sur les actions en même temps : ce sont les vitesses de cycle qui diffèrent, pas les directions.

L'or reprend 7 % : le range travaille, et il travaille bien

L'or signe sa meilleure semaine depuis janvier avec +7,25 % et un retour au contact des 4 400 $, porté par la baisse du pétrole et l'affaiblissement du dollar.

Il faut resituer ce rebond dans le cycle, sinon on lui donne trop ou pas assez d'importance. L'or était dans un bull market très puissant, il a cassé sa trendline haussière il y a plusieurs semaines et il est passé en range market. Dans un range, on joue une partie de ping-pong : on cherche le bas, puis on cherche le haut, et la structure ne se tranche qu'à la sortie.

Ce qui s'est passé cette semaine, c'est que le bas du range a été marqué proprement. Un support net, un rebond franc derrière. C'est le comportement qu'on attend d'un creux valide. Il faut maintenant que le marché aille chercher le haut de la zone et qu'il y consacre deux ou trois semaines de latéralisation, idéalement avec une volatilité qui se contracte. C'est de cette contraction que naîtra le prochain mouvement d'ampleur — nouvelle vague haussière ou basculement baissier. Face à l'euro, la configuration est encore plus lisible : belle semaine de hausse, pivot bien établi.

Sur le fond, je note que le mécanisme du moment est simple. L'or ne rapporte rien : quand les taux menacent de monter, sa détention coûte cher et il souffre ; quand la perspective d'une hausse s'éloigne, ce coût d'opportunité disparaît et il respire. Le rapport de vendredi a fait exactement cela. Ce n'est pas encore un mouvement de valeur refuge, c'est un mouvement de taux. La différence compte, parce qu'un CPI trop chaud mercredi peut le défaire aussi vite qu'il s'est fait. Et l'argent, avec près de 10 % pris sur cinq séances, montre bien que le compartiment est redevenu nerveux dans les deux sens.

Synthèse graphique — biais par actif

ActifSituation techniqueBiais
Or (XAU/USD)Range market après cassure de la trendline. Bas du range validé, rebond de 7,25 % vers 4 400 $. Reste à trouver le haut.Neutre / constructif
Argent+9,8 % sur la semaine. Même logique que l'or, avec un bêta nettement supérieur dans les deux sens.Neutre / volatil
Pétrole (Brent)82 $ après un aller-retour de 11 %. Base large cassée, consolidation en contraction contre le pivot.Haussier (structurel)
Matières premièresConfiguration jumelle du pétrole : base pluriannuelle cassée, compression de volatilité en cours.Haussier
EUR/USD1,1567, plus haut de sept semaines. Positionnement vendeur institutionnel à un record historique.Indécis
S&P 500Record à 7 757. Pattern de continuation cassée par le haut, ancien sommet à 7 619 devenu support.Haussier
Nasdaq 100+5,19 % mais pas encore de nouveau sommet. En retard sur les trois autres grands indices.Haussier (à confirmer)
Bitcoin~64 900 $. Semaine de stabilisation dans une dynamique de fond toujours baissière.Baissier

Le dollar reste bloqué sur son pivot, et le positionnement est extrême

Le DXY est retombé sous 100 après le rapport d'emploi, au milieu d'une bande pivot 100-102 dont la sortie décidera de la tendance de fin d'année.

C'est probablement le signal technique le plus important du semestre, et il n'est toujours pas donné. Le dollar face au panier de devises travaille depuis des semaines une zone pivot majeure, entre 100 et 102 points. La lecture est binaire, et je la garde telle quelle : une cassure durable au-dessus de 102 ouvre la voie vers 106-107 ; une rupture confirmée sous 100 renvoie vers 95. Vendredi, il a terminé à 99,60 — sous le seuil, mais pas encore de manière tranchée en données hebdomadaires.

Ce qui rend cette configuration exceptionnelle, c'est le positionnement. Les positions acheteuses à effet de levier sur le dollar sont au plus haut depuis quinze ans, et les positions vendeuses à levier sur l'euro-dollar sont sur un record historique. Autrement dit : une masse considérable d'argent institutionnel est déjà placée pour la hausse du billet vert, avant même que la cassure ait eu lieu. Historiquement, ces extrêmes ne se dénouent pas doucement. Quel que soit le sens finalement choisi, le mouvement sera vertical, parce qu'un des deux camps devra se faire liquider.

Pour les métaux précieux, c'est le facteur de corrélation numéro un. Un dollar qui rompt par le bas, c'est le carburant d'une reprise durable de l'or et de l'argent. Un dollar qui casse par le haut, c'est un vent de face brutal. Tout dépendra de la trajectoire de l'inflation sous-jacente — et l'agenda est chargé : CPI de juillet mercredi 12 août, PPI le 13, PCE le 26, avant les décisions de politique monétaire des 16 septembre et 28 octobre, puis les élections de mi-mandat le 3 novembre.

Indices : le signal est réel, la mécanique interne l'est moins

Trois grands indices développés cassent simultanément vers de nouveaux sommets historiques — un signal de continuation puissant, mais porté par une rotation sectorielle frénétique.

Commençons par ce qui est solide. Le S&P 500 a dessiné une figure de continuation quasi parfaite : trois creux successifs, une contraction de la volatilité contre le pivot sur le dernier, puis la cassure. Il termine à un record de clôture à 7 757 points, +3,58 % sur la semaine, et l'ancien sommet historique à 7 619 devient mécaniquement le nouveau support. Le DAX a franchi les 26 000 points pour la première fois de son histoire, le CAC 40 a battu son record, Madrid et Milan enchaînent les sommets. Quand trois grands indices de pays développés délivrent le même signal la même semaine, cela a une valeur que je ne vais pas relativiser : nous sommes relancés dans une vague impulsive, avec un potentiel de l'ordre de +7 à +10 % sur les prochains mois si le canal mensuel tient son rôle.

Le Nasdaq est le seul à traîner. Il n'a pas encore inscrit de nouveau sommet, mais il a signé un puissant rebond de plus de 5 % et l'indice des semi-conducteurs a repris 9,25 %. Compte tenu du signal des trois autres, je penche pour un rattrapage plutôt qu'un décrochage.

⚠ Point de vigilance — la dispersion explose sous la surface

Les résultats trimestriels sont exceptionnels : croissance bénéficiaire proche de 50 % contre 20 % attendus, neuf entreprises sur dix battant le consensus. Et pourtant, battre le consensus ne rapporte plus rien. Des sociétés qui publient au-dessus des attentes perdent 7, 13, presque 15 % le lendemain, tandis que d'autres prennent 30 % sur une simple promesse crédible. Ce ne sont pas des mouvements de marché sain, ce sont des évacuations d'urgence sur un positionnement trop concentré. Un indice qui monte pendant que ses composants font les montagnes russes, cela signifie que la dispersion augmente — et la dispersion explose généralement avant l'indice, pas après.

Bitcoin : le seul qui refuse la fête

Le Bitcoin gagne 2,8 % à 64 900 $ mais reste enfermé dans une structure baissière tant que la trendline de résistance n'est pas franchie.

Semaine de stabilisation, rien de plus. Je continue de lire le Bitcoin comme un actif en marché baissier : le rebond des dernières semaines est réel mais tant que la ligne de tendance baissière n'est pas cassée, le momentum de fond reste négatif. Pour repasser en range market, il faudrait retrouver la borne supérieure ; pour parler de bull market, il faudrait de nouveaux sommets historiques. Nous sommes loin des deux.

Le détail qui compte pour la suite : une grande partie de la communauté crypto suit le cycle de quatre ans, qui situe un point bas potentiel autour du mois d'octobre. Si ce calendrier se vérifie, la fenêtre intéressante n'est pas devant nous cette semaine, elle est à l'automne. Sur les altcoins, la lecture est cohérente — un XRP en repli qui arrive sur son premier objectif au sein d'un grand triangle, et un Ethereum qui défend, pour l'instant avec succès, une zone de support dont la rupture ouvrirait une spirale baissière. Tant que ce support tient, l'ETH reste en range pendant que le BTC, lui, est franchement baissier.

🎯 Ma vision

Ce que j'ai vu cette semaine, ce n'est pas de l'euphorie — personne n'avait l'air euphorique. C'est un marché coincé. Le cash ne rapporte pas assez pour compenser la peur de rater le prochain mouvement, les obligations font peur avec un 30 ans au plus haut depuis dix-neuf ans, alors on reste investi et on tourne : de la tech vers les banques, des banques vers l'énergie, de l'énergie vers la santé. Une chaise musicale où personne n'accepte de s'asseoir, parce que s'asseoir reviendrait à admettre que la musique va s'arrêter. Le chiffre de l'emploi n'est pas le risque, il en est le symptôme.

Concrètement, je fais trois choses. Je reste positionné sur la vague impulsive des indices, parce que le signal graphique est franc et qu'on ne discute pas trois cassures simultanées — mais avec une taille mesurée, parce que la dispersion interne me dit que le marché est nerveux. Je laisse l'or travailler son range sans forcer l'entrée : je veux voir le haut de la zone et une contraction de volatilité avant de me prononcer sur la sortie. Et je surveille deux choses au-dessus de tout le reste — le CPI de mercredi, qui peut effacer tout le récit rassurant de vendredi, et la sortie du dollar de sa bande 100-102, qui décidera de la tendance des métaux jusqu'à la fin de l'année. Le vrai risque, ce n'est pas un de ces éléments pris isolément. C'est que la crédibilité des statistiques publiques, celle de la banque centrale et celle des promesses de l'intelligence artificielle se mettent à bouger en même temps.

Questions fréquentes de la semaine

Pourquoi la bourse monte-t-elle quand l'emploi américain s'effondre ?
Parce que le marché ne regarde plus l'économie, il regarde la banque centrale. Un marché du travail qui se dégrade, c'est une institution monétaire qui n'a plus de marge pour monter ses taux. On est passé de « on va recevoir un cadeau » à « on ne va peut-être pas prendre de claque » — et cela suffit aujourd'hui à faire des records. C'est une psychologie de fin de cycle, pas un signe de santé.
L'or à 4 400 $, est-ce le retour du bull market ?
Pas encore, et je préfère être précis là-dessus. L'or a cassé sa trendline haussière et navigue en range depuis. Cette semaine, il a validé le bas de ce range avec un rebond de plus de 7 % — c'est un signal encourageant, pas une reprise de tendance. Il faudra que le haut du range soit atteint, puis qu'une contraction de volatilité s'installe, pour que la sortie devienne lisible.
Que se passe-t-il si le CPI de mercredi ressort trop élevé ?
Tout le récit de vendredi peut s'inverser. Une inflation qui refuse de rentrer dans sa boîte pendant que l'emploi se dégrade, cela porte un nom : la stagflation. Et cela oblige une banque centrale à durcir sa politique dans une économie qui perd déjà des postes. C'est le pire scénario possible, celui dont personne n'a envie de parler — et c'est précisément pour cela que je le garde en tête.
Faut-il acheter du pétrole maintenant ?
Ce n'est pas ainsi que je raisonne. La structure graphique du baril est explosive, mais elle n'est pas encore résolue : on attend une cassure du pivot après contraction de la volatilité. Prendre position avant cette cassure, c'est payer l'attente. La force de ce type de configuration, c'est justement l'asymétrie qu'elle offre quand on entre sur le signal : un potentiel de hausse large, un risque défini et court si le scénario s'invalide.
Pourquoi le Bitcoin reste-t-il à la traîne de tous les autres actifs ?
Parce qu'il est dans une phase différente de son cycle. Les cryptos changent de régime en quelques semaines là où les devises mettent des trimestres, et le Bitcoin est actuellement en marché baissier structurel, malgré des rebonds réguliers. Le calendrier du cycle de quatre ans place un point bas potentiel autour d'octobre. C'est un actif que je surveille aujourd'hui, pas un actif sur lequel je me positionne.

Analyse à but pédagogique — ne constitue pas un conseil en investissement. Voir l'avertissement sur les risques.

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