Toutes les évaluations imposent une perte maximale. La différence tient à sa façon de bouger, et elle est décisive.
Une perte maximale fixe se calcule une fois pour toutes sur le solde de départ. Sur un compte de 100 000 avec 10 % de perte maximale, le seuil d'élimination reste à 90 000, quoi qu'il arrive. C'est lisible.
Une perte maximale suiveuse monte avec vos gains et ne redescend jamais. Le seuil se recale sur votre plus haut, si bien qu'après un bon début vous ne défendez plus votre capital de départ : vous défendez vos gains. Un trader qui prend 6 % puis rend 5 % n'a rien perdu au tableau — mais son seuil, lui, a monté de 6 %, et il peut être éliminé alors qu'il est encore positif.
C'est la principale cause d'échec, et elle n'a rien à voir avec la qualité de la lecture de marché. Elle a à voir avec le fait de traiter une évaluation comme un compte ordinaire. Elle impose une conduite précise : réduire la taille après une bonne série, exactement à l'inverse du réflexe naturel.
C'est aussi la raison pour laquelle je considère qu'une évaluation ne se tente pas avant d'avoir une méthode stable et un historique à soi. Le mien est public, pertes comprises : le journal de trades. Sans ce préalable, payer une évaluation revient à acheter un billet de loterie un peu cher.
Le calcul concret — combien de pertes consécutives votre taille de position vous laisse encaisser avant la perte journalière, comment dimensionner une position sur l'or et comment conduire chaque phase — est détaillé dans réussir son challenge prop firm.
Sur les cryptomonnaies, le mécanisme est le même mais la volatilité change tout : levier bridé, marché ouvert le week-end, taille de position sans commune mesure avec celle de l'or. C'est le sujet de prop firm crypto.