Blog · Analyse de marché

Depuis maintenant deux ans, je vous propose quotidiennement des analyses de trading sur les actions pour profiter de l'envolée des métaux précieux. Dès 2024, j'avais perçu que l'action se concentrait sur cet actif stratégique. Aujourd'hui, nous entrons dans une phase inédite : celle de la « bulle » et du phénomène de rattrapage.
Dans cet article, je vais vous décortiquer pourquoi l'or enflamme les économistes, comment les plus grands milliardaires l'utilisent, et surtout, comment j'exploite les sociétés minières qui sont encore, pour certaines, sur le quai de la gare.
Chris Vermeulen vise 5 175$ puis 7 600$ l'once : ce que nous vivons en 2026 n'est plus une simple hausse, c'est un changement de paradigme.
Ce que nous vivons en 2026 n'est pas une simple hausse, c'est un changement de paradigme. Les experts que je suis de près ne parlent plus de « si », mais de « jusqu'où ». Chris Vermeulen (The Technical Trader) l'affirme : la volatilité haussière est telle que la prochaine marche de l'escalier se situe à 10 000$ l'once, et il est hors de question pour lui de prendre ses bénéfices trop tôt. Il constate que l'or est entré dans un nouveau super cycle haussier depuis 2019, après une phase de consolidation de plusieurs années (2011-2019), et que le marché est actuellement en phase d'accélération verticale.
Son analyse utilise les extensions de Fibonacci pour définir des paliers précis : un premier objectif majeur à 5 175$ l'once, la cible immédiate vers laquelle l'or se dirige à toute allure, puis un objectif à long terme de 7 600$ une fois ce premier pic atteint et digéré. Mais Vermeulen met aussi en garde contre l'euphorie actuelle avec un scénario de correction en deux temps : après avoir atteint les ~5 175$, il anticipe un refroidissement du marché, puis une chute brutale d'environ 35% qui pourrait ramener le cours de l'or vers les 3 000$ — un mouvement qu'il juge sain pour construire une nouvelle base avant de viser les 7 600$.
Plusieurs indices renforcent cette lecture : la baisse récente de l'indice dollar, accentuée par les annonces de tarifs douaniers, booste mécaniquement les métaux ; Vermeulen estime que le marché boursier est proche d'une « falaise » — un reset financier mondial — et historiquement, juste avant que les actions ne s'effondrent, l'or et l'énergie surperforment massivement ; il compare aussi l'engouement actuel pour l'IA à la bulle technologique des années 2000, un signe typique de fin de cycle de marché. Enfin, l'arrivée massive des investisseurs particuliers (achat d'argent chez Costco, cadeaux de Noël en métaux) indique selon lui les phases finales du mouvement parabolique.
Un point crucial : Vermeulen privilégie les métaux physiques plutôt que les actions minières en ce moment précis. Sa logique est que si le marché boursier global chute, les actions minières seront entraînées vers le bas par la marée descendante des indices, même si l'or lui-même continue de monter.
D'autres voix influentes renforcent ce narratif. Jensen Wang, CEO de Nvidia, rappelle que pour soutenir l'IA, il faut des métaux — cuivre, silicium, or — et que sans les minières, pas d'intelligence artificielle : l'injection de capitaux dans ce secteur va être colossale. Jim Rickards note qu'entre 1971 et 1980, l'or a pris +2 700% ; s'il reproduit ce mouvement, nous pourrions viser les 100 000$, avec son conseil : « ne vous demandez pas combien vaut l'or en dollars, mais combien vaut votre dollar en or. » Peter Schiff, pour sa part, considère que le dollar est « fini » : le monde se désengage de l'économie américaine et les banques centrales s'arrachent l'or pour remplacer leurs bons du Trésor.
Monnaie alternative, bouclier anti-inflation, assurance contre la faillite des États, protection contre les taux réels négatifs : l'or cumule quatre rôles distincts.
L'or possède quatre propriétés fondamentales qui le rendent unique : une monnaie alternative, dont la rareté est physique contrairement aux monnaies papier imprimables à l'infini ; un bouclier anti-inflation, dont la valeur d'usage est constante à travers les siècles ; une assurance contre la faillite des États, en protection contre la dévaluation monétaire brutale ; et une protection contre les taux réels négatifs — quand l'épargne rapporte moins que l'inflation, l'or est l'avion qui passe au-dessus des nuages. Pour approfondir cette logique, j'en parle aussi sur ma page trading de l'or.
Ray Dalio double son exposition en couverture, Warren Buffett achète des minières productives, Michael Burry spécule sur des paris asymétriques : trois approches, un même actif.
Ray Dalio, l'actif de couverture, a doublé son exposition — passant de 7,5% à 15% — comme assurance ultime contre la dépréciation des monnaies. Warren Buffett, l'actif productif, investit dans Barrick Gold : il n'achète pas le métal passif, mais la « machine à cash » (ingénieurs, dividendes, flux de trésorerie). Michael Burry, l'actif spéculatif, le héros de « The Big Short », utilise l'or pour des paris asymétriques rapides via des fonds comme le Sprott Physical Gold Trust.
L'or lance le tempo, l'argent rattrape son retard, puis le palladium et le platine suivent : c'est dans ce décalage que je cherche mes opportunités minières.
L'or lance le tempo, mais il est rarement suivi immédiatement par les autres métaux et les minières. Le cycle que j'observe : l'or décolle, puis l'argent rattrape son retard, suivi du palladium et du platine. L'opportunité minière se trouve dans les pépites encore en retard par rapport à l'indice GDX — je cherche les sociétés sortant d'une large base pour entamer leur envolée.
Barrick Gold, Newmont, Centera Gold, Gold Fields, Nova Metal, Coeur Mining : des configurations précises identifiées grâce à mes screeners.
Grâce à mes screeners, j'identifie des configurations précises sur des titres majeurs : Barrick Gold et Newmont, les géants qui sortent de pivots mensuels après des années de stagnation ; Centera Gold et Gold Fields (GFI), avec des cassures nettes durant l'été 2025, des points d'entrée idéaux en daily ; Nova Metal (NVA) et Coeur Mining (CDE), des exemples typiques de rattrapage post-signal sur l'or physique.
Le plus dur n'est pas d'acheter, mais de savoir quand sortir. J'applique une méthode précise : identification de la structure (tasse et anse, double bottom), gestion de la taille de position pour protéger le capital, et discipline totale pour couper les pertes et laisser courir les gains. Ne faites pas l'erreur de 90% des spéculateurs qui rendent leurs gains par manque de plan de sortie lors de l'euphorie médiatique.
Nous sommes dans une ère de transfert de richesse. L'or a montré la voie, les minières sont en train de suivre. Mon rôle est de vous aider à filtrer le bruit du marché pour ne garder que les opportunités à haute probabilité de succès.
Le train est encore à quai pour certains dossiers : entre le super cycle identifié par Vermeulen, le phénomène de rattrapage classique or-argent-palladium-platine, et les cassures déjà validées sur plusieurs minières majeures, je continue de privilégier une approche méthodique — structure, money management, discipline — plutôt qu'une ruée spéculative sur ce secteur.
Analyse à but pédagogique — ne constitue pas un conseil en investissement. Voir l'avertissement sur les risques.
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